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Les Calédoniens étaient 245 580 au recensement de 2009. C'est la population d'une ville moyenne.

Sur une superficie de 18 575 km2 il y a 13 habitants au km2 pour l'ensemble de la Nouvelle Calédonie et 5 habitants au km2 hors de l'agglomération du grand Nouméa (communes de Nouméa, Mont-Dore et Dumbéa).

67 % de la population est dans l'agglomération du grand Nouméa (sa population totaliserait actuellement 163 723 habitants). La croissance de cette population urbaine est de 2,11 % par an depuis le recencement de 1996 alors que la croissance hors Nouméa a été de 0,36 % par an sur la même période. C'est à Nouméa que se fait l'essentiel de la croissance de la population Calédonienne.

Comparaison
Calédonie
Métropole
croissance naturelle annuelle
1,53 %
0.47%
moins de 20 ans
34 %
26%
habitants/km2
13
118
habitants/km2 brousse
5
sans objet

Les Calédoniens c'est une population jeune, en croissance.

Communautés

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Les Calédoniens c'est une population diverse. Ses communautés, souvent appelées "ethnies", terme malheureux et inexact, sont en fait des groupes sociaux-culturels avec un métissage notable et parfois important. Des enfants métis, blonds à peau claire, vivant dans les tribus mélanésiennes sont rattachés à des lignages mélanésiens et se classent donc dans cette "ethnie", alors que d'autres métis à peau brune et traits mélanésiens mais nés et vivant dans des familles européennes se classent naturellement européens. Les notions de couleur de peau et de race ont donc peu d'importance en Calédonie. C'est la reconnaissance d'une appartenance sociale et culturelle à une communauté qui compte.

Au recensement de 2009 la communauté mélanésienne autochtone constitue 40,34% de la population. Les européens en font 28,64 %, les Océaniens (Polynésiens , Wallisiens-Futuniens, Ni-Vanuatu) 11,53 % et les Indonésiens et Asiatiques (Vietnamiens) 2,56 %. 9,31 % déclarent simplement être "Calédoniens".

Il y a des Calédoniens originaires d'Inde, de la Réunion, des Antilles, d'Afrique du Nord. Les Japonais rapatriés durant la dernière guerre ont aussi laissé de nombreux descendants métis. Les membres de ces groupes mineurs et également souvent très métissés se considèrent en général soit "Européens" soit "autres".

La population européenne est elle même partagée entre ceux établis depuis des générations et les métropolitains (plus de 60 % des Européens) non nés sur le teritoire mais dont les enfants nés en Calédonie sont associés à la nouvelle génération de Calédoniens.

Lors du recensement de 2004 l'appartenance aux communautés n'a pas été prise en compte. Pourtant ce n'est pas en cassant le thermomètre que l'on traite la fièvre du patient. Le recensement en 2009 est revenu à ce bon sens et fournit à nouveau les chiffres sur les communautés importants pour la compréhension de cette société.

La réalité socio-ethnique calédonienne est donc autrement plus complexe que la simpliste dualité blanc-noir souvent présentée par les média de Métropole. La notion d'autochtone est altérée par le métissage. Héritage de l'époque coloniale, le cloisonnement des communautés mélanésienne et européenne est néanmoins un problème persistant malgré une nette amélioration et la volonté bien réelle de rapprochement. Bien des inerties et préjugés hérités du passé restent encore à surmonter. La mise à niveau de la communauté mélanésienne en termes économiques et d'égalité des chances n'est pas encore réalisée, malgré de notables progrès.

Stagnante jusqu'à 1956 la croissance de la population est forte depuis ce recensement, elle a quintuplé comme le montre ce graphique.

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