Produit Intérieur Brut
Le PIB de la Nouvelle-Calédonie est de 6 302 millions d'Euro.
Son PIB par habitant est de 25 978 € en 2009 soit environ 36 370 US $ au taux moyen de change de l'euro en dollar pour l'année 2009. Celui de la France est de 29 322 € soit environ 41 051 US $ . Celui du Vanuatu voisin est de 2526 $. La Nouvelle-Calédonie est dans le groupe des 65 pays aux revenus les plus élevés. Dans la région elle est même devant la Nouvelle-Zélande.
Le taux de croissance du PIB est de 2.4 % en 2009.
Composants du PIB
Les services au sens large forment la composante majeure du PIB avec 34 %. Le secteur public est une composante importante du PIB.
En 2009 année exceptionnellement basse 5 % vient des mines et de la métallurgie du nickel.
L'agriculture en génère à peine 4 %.
Aide
En 2009 l'Etat Français a dépensé 1 148 M € en Nouvelle-Calédonie notamment pour des salaires de fonctionnaires. Ceci correspond à une aide importante (étant donné que l'Etat ne perçoit aucun impôt ni taxe dans ce territoire) qui correspond à 20 % du PIB. Elle se monte à 4 974 € par habitant. L'aide représente 10% du PIB pour le Vanuatu voisin et 2% pour les Fidji.
Monnaie
La devise est le Franc CFP qui a une parité fixe avec l'Euro. Légalement (décret de 1945) Franc CFP signifie toujours Franc des Colonies Françaises du Pacifique même si d'autres appellations telles que l'actuel Change Franc Pacifique lui ont été pudiquement substituées.
Parités (fixes) : 100 CFP= 0,838 € , 1 € = 119,33 CFP - Utilisez le convertisseur € / CFP
Evolution des prix à la consommation : 0,00 % (source Isee).
Autres indicateurs
Télécommunications

L'accès de la population aux télécommunications en nombre de lignes et d'utilisateurs de l'Internet est celui d'un pays avancé.
En 2010 il y avait 111 lignes téléphonique + téléphones mobiles pour 100 habitants à comparer à 149 pour la France et 153 en Australie.
En revanche les coûts des communications téléphoniques et d'accès à l'internet y sont ceux d'un pays peu avancé.
Avec la téléphonie internet qui s'y développe il est possible depuis la France métropolitaine d'appeler gratuitement l'Australie et la Nouvelle-Zélande, pays voisins, mais paradoxalement pas la Nouvelle-Calédonie territoire Français où les appels restent parmi les plus chers des communications internationales.
36 % de la population avait accès à l'Internet en 2010 à comparer avec l''Europe et l'Amérique du nord ont actuellement environ 50% d'utilisateurs. Cependant les coûts des connexion Internet sont très élevés alors que les débits offerts restent relativement bas.
Véhicules immatriculés chaque année
Il y a plus de 100 000 voitures en circulation soit un peu plus d'une voiture pour 2,5 habitants. C'est un ratio de pays riche. 13 439 véhicules neufs on été immatriculés en 2009.
Tourisme
Le tourisme est stagnant depuis plus de 10 ans à 100 000 visiteurs par an. Près du tiers des visiteurs sont des Français de Métropole, le plus souvent des parents venant voir leurs enfants résidant en Nouvelle Calédonie et des visiteurs venant pour raisons professionnelles. La cause principale de la stagnation est le coût élevé de l'accès aérien au territoire. Dans le territoire voisin du Vanuatu desservi par des compagnies aériennes low cost, le tourisme se développe et le nombre de visiteurs dépasse depuis peu celui de la Nouvelle-Calédonie.
Balance Commerciale et nature des exportations
Avec 220 milliards CFP d'importations (1 845 M€) contre 81 milliards CFP (677 M€) d'exportations en 2009, la balance commerciale est déséquilibrée. Ce déséquilibre est chronique.
La Nouvelle-Calédonie est avant tout un exportateur de nickel en produits métallurgiques et en minerais pour une valeur de 73 milliards CFP (613 M€) en 2009 soit 91 % des exportations.
Le second secteur exportateur vient de la mer (aquaculture de crevettes pour une large part) avec 2 milliards CFP (18 M€), soit près de 3 % des exportations.
Freins au développement économique.
Le développement économique de la Nouvelle-Calédonie se fonde sur sa considérable ressource en nickel et sur les services. L'isolement/éloignement du Territoire et sa politique protectioniste sont toutefois des handicaps importants qui s'ajoutent à sa forte dépendance énergétique.
- Absence de concurrence dans les secteurs clés que sont les télécommunications et les liaisons aériennes internationales. Les prix élevés qui en résultent pénalisent les entreprises, renchérissent le coût de la vie, contribuent à l'isolement et sont la principale cause de la stagnation du secteur touristique.
- Une réglementationt destinée à restreindre l'immigration de travailleurs, métropolitains notamment, est en début d'applicationt. Issue des accords de Nouméa elle vise en principe à favoriser l'accès à l'emploi local des personnes durablement établies en Nouvelle-Calédonie. Si appliquée de façon trop contraignante à cause de son réel objectif politique (les mouvements indépendantistes la considèrent comme une néocolonisation), cette réglementation pourrait freiner le dynamisme qui résulte des flux migratoire.
- 75 % de l'énergie produite provient de combustibles fossiles importés, majoritairement des produits pétroliers. Le coût de l'énergie est donc fortement lié à celui du pétrole. Il peut être pénalisant pour la métallurgie du nickel par fusion dont l'économie devient difficile et même problématique en période de bas cours du métal ou de hauts cours du pétrole. Le Territoire n'a pas de politique ambitieuse de développement d'énergies renouvelables. Notamment l'incitation à un fort développement de l'énergie solaire semble encore timide alors que le pays ne manque pas de zones à fort ensoleillement.