Pub
logo croixdusud.info - Nouvelle-Calédonie

etoile du nord

Mine "Etoile du Nord" sur le Kaala

Selon les estimations actuelles la Nouvelle-Calédonie aurait plus du 1/4 des ressources en nickel connues du monde et 40 % des ressources de type latéritique.

Elle exporte dans des minerais et dans des produits métallurgiques un peu plus de 10% de la production annuelle mondiale.

Gisements

Les gisements de nickel ont pour origine des roches ultrabasiques ou péridotites.. Ces roches proviennent du manteau (le manteau est situé sous la croûte terrestre - voir "géologie, roches ultrabasiques"). Elles forment de grands massifs dans le Sud et sur la côte Ouest de la Grande Terre.

Le nickel s'est concentré dans des formations superficielles latéritiques (sols) résultant de l'altération de ces roches ultrabasiques.

Ce sont des gisements dits latéritiques ( ce sont des gisements très différents des gisements dits sulfurés qui sont notamment exploités au Canada, en Australie et en Sibérie dans des mines généralement souterraines et où le minerai est constitué de sulfures de fer et de nickel.

Terminologie

Le terme "garniérite" qui désigne le minéral vert, est employé dans un sens trés élargi en Nouvelle-Calédonie pour les minerais de nickel situés sous les "latérites" rouges.

La terminologie géologique convenable devrait être minerai "saprolitique" . Elle est utilisée par les anglo-saxons. Le nom de "limonite" est le terme adéquat pour désigner les terres rouges communément appelée "latérites".

Il y a dans les gisements latéritiques deux types de minerais:

Extraction

Les minerais garniéritiques sont exploitées dans des mines à ciel ouvert souvent situées sur les crêtes et sur les plateaux des massifs.

Les mines modernes sont organisées en niveaux réguliers (gradins). Le minerai est exploité par des pelles mécaniques, chargé dans des camions de mines, trié sur des grilles.

Les déblais des mines anciennes étaient déchargés dans les ravines et sont la cause de pollution des eaux par des terres rouges. Ce type de décharge est aujourd'hui interdit. Les mines modernes ne polluent plus par leurs déblais qui sont stockés dans des espaces spécialement aménagés. Les eaux pluviales qui sur mine se chargent de sédiments, sont collectées et filtrées.

Les carrières balafrent aussi les montagnes. Des mesures sont prises maintenant pour réhabiliter les anciens sites miniers et notamment les reverdir avec la végétation endémique d'origine.

Découverte et premières exploitations

Un minéral vert mystérieux avait été découvert par Jules Garnier à Dumbéa et à la Coulée en 1864. Il le ramène en France à la fin de sa mission. C'est le minéralogiste Jannetaz (Muséum d'histoire naturelle à Paris) qui en découvre la composition de silicate de nickel et son collègue américain Dana qui le baptise "garniérite" en 1873.

Les premières exploitations démarrent en 1874 sous l'impulsion de Higginson et Hanckar. La première mine ouverte est à Boa-Kaine en septembre 1874, puis à Bel-Air (Houailou), au Plateau de Thio et à Bienvenue (Nakéty). Les premières exploitations portaient entièrement sur l'extraction du minéral vert qui constituait d'étroites veines. Pour les suivre les mines devaient être en partie souterraines. Le minerai exploité est alors très riche, du minéral garniérite presque pur, entre 15 et 20% de Ni. Ce n'est qu'un peu plus tard, vers 1879, que les mineurs découvrirent que d'autres roches, autour du minerai vert, étaient également riches en nickel avec notamment les minerais "chocolat" ou "brûlé", ou "bouchon. Dès lors le minerai pouvait être exploité en masse dans des carrières à des teneurs initialement proches de 10% Ni et qui ont progressivement chuté jusqu'aux 2,45 % actuels.

Reproduction partielle ou totale à des fins de publication et diffusion des contenus de ce site requierent l'autorisation de www.croixdusud.info